00 " Le Punk était un moyen d'exprimer en chanson ce dont on ne parlait pas...C'était honnête. C'était libérateur. "0 Pete Shelley00

00 " Le Punk était un moyen d'exprimer en chanson ce dont on ne parlait pas...C'était honnête. C'était libérateur. "0 Pete Shelley00

















Jenny 15 YO Toulouse, 31

















Je vais vous raconter une histoire. Cette histoire commence un 26 juillet 1993. C'est une fille. Une fille qui s'appelle Jennyfer. Mais elle préfère Jenny, et c'est ainsi que tout le monde l'appelle. Certains intimes lui ont même donné le surnom de Georges. Original, oui en effet. Mais ça tombe bien parce que Jenny aime l'originalité. Depuis toujours, elle a un certain esprit créatif et une imagination un peu débordante. Elle est rêveuse mais elle est aussi très réaliste. Elle aime la nature, et elle peut rester plusieurs heures allongée dans l'herbe, les yeux fermer, à rêvasser tandis que le vent vient doucement agiter ses cheveux et caresser son visage. Malgrès ce côté poète, cet esprit vagabond, Jenny a une vision plutôt crue du monde dans lequel elle vit. Elle n'aime pas spécialement cette société. Elle trouve les gens hypocrites. Toutes ces promesses jamais tenues qui tombent des bouches des uns et des autres, avec l'apparence d'un couteau que l'on planque dans son dos. Les apparences, justement... On ne juge que par elles aujourd'hui.
Mais Jenny ne veut pas rentrer dans le moule. Elle est issue d'une famille plutôt aisée et elle a toujours eu cette horrible étiquette qui lui colle encore à la peau. Celle d'une fille gâtée, enfant modèle, dans la vie de tous les jours, mais aussi à l'école, partout. Jenny est ambitieuse et elle a d'assez bons résultats en cours, c'est vrai. Mais Jenny a aussi un côté déjanté, elle aime les excès, les extrêmes. Elle vit dans l'Over, elle multiplie les soirées, elle se défonce pendant des nuits entières, avec la musique dans les oreilles. Elle écume les salles de concert, elle tente les expériences. Monter sur scène ? C'est déjà fait. Faire un slam ? Ça aussi, c'est déjà fait. Les gens ne la reconnaissent plus, mais où est passée cette petite fille modèle que l'on n'aurait jamais imaginé avec une clope au bec et un verre de Vodka à la main ? Disparue. Cette pette fille n'existe plus. Comment ça s'appelle, ça ? La crise d'adolescence ? Je sais pas, et faites ce que vous voulez, appellez ça comme ça vous plait. De toute façon, Jenny se fiche pas mal de ce que disent les gens. Les gens peuvent l'insulter, les gens peuvent l'admirer, les gens peuvent la détester, les gens peuvent l'adorer, elle s'en tape. Tout ça lui passe bien au dessus, et c'est l'une de ses forces. Jenny, elle a ses vrais amis. Ce sont des personnes qui savent tout d'elle mais qui l'aiment quand même. Jenny ne se fie qu'à eux. Les autres, qu'ils aillent se faire voir.

Jenny, elle a du franc parlé. C'est l'un de ses plus forts traits de caractère. C'est aussi le plus dangereux. Jenny s'est déjà mis des personnes à dos à cause de ça. C'est la vie.
Mais Jenny reste quelqu'un de sensible. Car malgrès tout, Jenny a des points faibles. Certaines personnes, sans doute les plus dangereuses, les plus vicieuses, utilisent ses faiblesses. Et quand elles appuient à ses endroits là, ça fait mal. Très mal.
Jenny est aussi une personne particulièrement émotive. Elle ne le montre pas tout le temps, mais les émotions la submergent facilement. Elle peut-être heureuse ou bien malheureuse, et cela à un point extrême. Mais le problème avec Jenny, c'est qu'elle ne sait pas extérioriser. Elle est murée dans le silence. Oui, le silence c'est sa maladie. C'est pour ça que parfois elle explose. Une bombe à retardement. Jenny, elle prend les coups, elle les encaisses. Et un jour, y'a un coup qui tombe, plus fort que les autres. Là, Jenny elle hurle, elle explose. Y'a tout qui sort. Toute cette douleur, toutes ces idées noires refoulées.
Mais pour éviter d'en arriver la, Jenny a trouvé une chose qui est devenue indispensable à sa vie: La musique. Jenny peut bien avoir un père passionné de Rock qui l'a élevé au son des Rolling Stones, de Deep Purple, ACDC, c'est vers le Punk que Jenny s'est tournée. Elle a trouvé dans cette musique et dans cet état d'esprit tout ce qu'elle recherche. Tout ce qu'elle recherche et qui n'existe presque plus dans ce monde. Du franc parlé, un peu de provocation pour attirer les foules, une vision chaotique mais véridiques des choses. Des personnes un brin anarchistes, revendiquant leur différence. Bref, Jenny ne peut pas trop s'expliquer sur ce sujet. Une raison de vivre, ça ne s'explique pas. Et la musique, c'est tout ce qu'elle a. Tout.

Ou presque tout parce que Jenny, elle aime la photographie. La photographie et la littérature. Comme ça on dirait pas, mais la force des mots écrits et des images est immense. Bien plus que les paroles. Dans une photo, on peut décripter milles et un messages cachés. Des tas d'émotions contradictoires peuvent nous traverser l'esprit, le coeur et les tripes quand on lit un texte.

Alors Jenny, elle écrit. C'est un bon moyen d'extérioriser quand on ne parle pas beaucoup.
Ça évite aussi de hurler trop fort sa haine et sa douleur quand on est une personne en colère. En colère j'vous dis...






® Jenny

# Posté le dimanche 26 octobre 2008 19:31

Modifié le mercredi 07 janvier 2009 15:07